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A propos de l'auteur:

Tedjani Karim est l'administrateur et le créateur des portails Noura-algerie.com  et Guerbes-algerie.com qui traitent essentiellement d'écologie, de développement durable et d'écotourisme en Algérie.

 

Depuis le printemps 2009, il a éffectué plusieurs voyages en Algérie (essentiellement  dans l'est du pays) afin d'observer  les mutations environnementales de ce pays ainsi que de rencontrer des acteurs de la protection de l'environnement en Algérie.

Il vous propose de découvrir l'Algérie des campagnes commes celles  des villes à travers ses modestes photos, ses commentaires ainsi que des liens web sur les sujets abordés dans ce blog qui se construit au fil du temps et des préocupations de son auteur.

 

 

Jeudi 30 septembre 4 30 /09 /Sep 20:23

 Le Cap de Fer se profile, pour s'y rendre, on doit passer par El Marsa la célèbre plage de galet ,son port et une route fort tortueuse... (entre Annaba et Skikda)

Mais, le voyageur prudent et patient ne sera pas déçu d'être arrivé au bout  de ce "périple" dont les panoramas sont d'une rare splendeur.

Il en va de même, me semble-t-il pour arriver à faire  entrer dans les moeurs locales le concept de protection durable de la nature en Algérie et reconaitre ses immenses potentiels en tourisme rural de qualité. N'est-ce pas la nouvelle tendance de voyager dans le monde, de découvrir un pays?.

Ce serait un bon moyen de "rentabiliser" cette Nature très endémique,ce climat si particulier, cette immense richesse de biodiversité.Ainsi mettre en valeur et preserver la nature à la fois sauvage et acceuillante de l'Algérie serait source d'emplois et donc de formations  qui permettraient de garder  intactes  les traditions de même   que ses valeurs  ... Tout cela en se renouvelant  et se modernisant.De nouvelles technologies et comportements sociaux-culturels doivent  être assimilès en Algérie  pour aller dans ce sens.

Le-cap-de-Fer--21000---une-nature-sauvage-maitrisee.Tedjan.jpg

Crédits photo: Tedjani Karim toute reproduction sans autorisation de l'auteur est interdite

Par Karim Tedjani - Publié dans : Ecotourisme en Algérie - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Vendredi 1 octobre 5 01 /10 /Oct 21:14

Louiza.Tedjani.2010.jpg

 

 

Ces pistes ont été largement conçue pour faciliter le passage des pompiers et gardes forestiers notamment depuis la grande vague d'incendie qui a frappé le pays dans les années 80-90.Ces chemins ne devraient pas disparaître car ils sont devenus indispensable aux vaches, aux animaux sauvage et aussi aux promeneurs comme moi. Louiza est une chienne qui m'a adoptée l'année dernière. Au début, elle a été très farouche à mon égard.Puis, à force de tendresse et de patience, elle est devenue ma compagne de route.Bien qu'elle soit vieille et parfois malade, elle ne veut rater aucune de mes nombreuses randonnées à travers la région de Guerbes que j'aimerais  plus étudiée par nos scientifiques...Pour protéger, il faut connaître et ces derniers ne disposent pas d'une banque de donnée suffisante pour étudier un pays dont la biodiversité est une des grandes richesses.

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Skikda - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Vendredi 1 octobre 5 01 /10 /Oct 21:32

 Karaali.Tedjani2.2010.jpg

 

 

Cet ingénieur forestier bientôt à la retraite est un homme passionné par son travail et habité par une vitalité hors du commun.En effet, il faut avoir un esprit vif et une santé de fer pour suivre la cadence quand on sillonne Constantine en sa compagnie.Mais le jeu en vaut la chandelle et j'ai appris tant de choses en sa compagnie.

C'est un homme conscient des grandes blessures écologiques qui ont dégradé sa région et le reste du pays.Mais c'est aussi un monsieur plein d'espoir et sa rencontre fut une des plus touchante et enrichissante que j'ai eu la chance de faire lors de mon dernier périple , explorant petit à petit  l'Algérie et le microcosme des écologistes algérien(nes).

Abdelhouab Karaali aime plus que tout parler des arbres qu'il connaît et respecte tant. Quand on sait que lors de la colonisation, on a brûlé près de 1 million d'hectares d'une forêt qui affiche un taux de 40% d'endémisme et que de nos jours, 32 mille hectares subissent le même sort chaque année, on aimerait que tous ceux qui partagent sa passion arboricole soient plus entendus à travers le pays. Les gens doivent se mobiliser pour préserver vraiment  ce qui reste de notre jadis magnifique patrimoine forestier et mieux encore, le renouveler.

 

 

Karaali.Tedjani.2010

 

En clicquant sur le lien c -dessous, vous pourrez consulter:

 "L’arbre dans le développement et l’épanouissement social" par Abdelouahab Karaali

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Constantine - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Lundi 4 octobre 1 04 /10 /Oct 21:51

Pour me rendre de Annaba à Oued Souf, je prends le plus souvent le car.Il faut dire que le réseau routier et la qualité des véhicules mis à disposition des voyageurs se sont nettement améliorés et pour moi c'est le moyen le moins cher (environ 700 DA) et surtout le plus sûr.Lors de ce voyage, que je n'hésite pas à faire même pendant le ramadan, je profite de nombreux paysages sompteux et abreuve mon regard de mille et unes couleures.Voyager en Algérie, c'est avoir l'impression de visiter plusieurs pays...Une biodiversité d'une rare richesse....

Les Aurés est une invitation au  rêve ainsi qu'a la contemplation et, à ce qu'on en dit, c'est un véritable voyage dans le temps qui attend le voyageur qui s'y engouffrera...

 

Aures 4

 

 

 

Pour en savoir plus:

Portail:Aurès - Wikipédia

Amazigh/Imazighen - Les Chaouis des Aures

Ville des Aurès

Par Karim Tedjani - Publié dans : La route entre Annaba et Oued el Souf - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Vendredi 8 octobre 5 08 /10 /Oct 10:35

 

Bariq.Tedjani-2010JPG.jpg

 

 

 

Sur cette photo on voit un des membre de l'association Bariq 21(wilaya de Skikda) faire un exposé sur les énergies renouvelables à de jeunes habitants de Emdjez Edchich  dans la province de cette préfecture.

Ce jour-là, ils étaient invités par des membres d'associations locales pour établir ensemble un état des lieux de leur environnement et partager  leurs expériences et savoir faires.

Si elle ne sont guère entendues par les autorités locales, les associations écologiques algériennes sont de plus en plus nombreuses et réunissent un nombre croissant d'adhérants.Ces trésors de bonnes volontés et de conscience civique, sont une richesse qu'il serait bon de mettre en avant autant qu'en valeur.Avec plus de moyens et de formations, beaucoup de ces associations ont les moyens de fournir au pays de réels services ; notamment parce que les bureaux d'études environnementaux font largement défaut  sur le territoire algérien. Scientifiques, cadres supérieurs, ingenieurs , nombre des présidents et des membres de ces organismes ont des mines d'informations à leur disposition.  Nos responsables ne doivent pas s'interdire de  les consulter afin de continuer l'emergeance de l'Algérie vers la modernité mondiale  tout en respectant sa nature (au sens propre et figuré) et ses particularités.C'est un défi que les nations qui se sont développées lors du siècle précédent, n'ont pas réussi à relever suffisamment.

De nos jours, on juge aussi la hauteur de cette modernité par apport aux capacités de bien gérer les impacts du développement économique sur l'environnement.

Voilà une belle occasion de s'illustrer pour des pays  en voie d'emergeance tels que l'Algérie!

 

 

Par Karim Tedjani - Publié dans : Les acteurs de l'écologie en Algérie - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Vendredi 8 octobre 5 08 /10 /Oct 11:37

 

 

Emsed-edjich-TedjaniJ-2PG.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Emsed edjich TedjaniJPG

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Skikda - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Vendredi 8 octobre 5 08 /10 /Oct 12:23

 

 

La culture des fruits et  légumes en Algérie est presque biologique. Elle  n'a pas encore les atours ainsi que la productivité d'une industrie  et elle ressemble à celle des années 50 en Europe, juste avant sa grande mutation vers l'agrochimie.C'est pour cela, d'ailleurs, qu'en Algérie , on peu encore largement déguster des fruits et des légumes succulents issus de terroirs de qualité.Chaque région à sa spécialité : Blonda (wilaya d'el Tarf) et ses melons, Guerbes (Skikda) et ses pastèques, Oued souf , ses dattes mais aussi ses pommes de terre, Souk Ahras pour la viande mouton, Ain El Mlila pour sa viande bovine, Djijel pour son huile, la Kabylie pour ses figues et son huile ect...

Le consommateur algérien d'aujourd'hui ne réalise pas toujours le grand privilège qu'il a de pouvoir jouir d'autant de produits locaux de qualité. Souvent, il leur préfère des produits manufacturés en grande quantité.

 Certes, les prix sont élevés, et les  petits distributeurs souvent peu regardant sur les normes de fraîcheur..

.Les pesticides et les engrais chimiques sont  très répandus parmi les agriculteurs locaux ce qui n'est  pas de bonne augure pour l'évolution des choses. Mais il n'est pas trop tard ...

Pourquoi l'Algérie ne relèverait pas le défi de devenir un champion de la culture biologique au lieu de tomber dans les dérives de l'exploitation industrielle?Il semble que nos retard d'hier peuvent devenir nos avancées de demain.Un label de qualité ainsi qu'un partie pris pour la culture biologique de proximité serait à envisager afin que la qualité de nos produits alimentaires, et donc de l'état de  santé publique soit mise en avant.

 

 

 

 

emzed-echich-oignons-tedjani2010.jpg

 

 

 

 

 

 

 

  Pour en savoir plus:

 

 

 

 

COMMUNE D’EMZEDJ EDCHICHE
L’oignon d’El-Hadef Idriss, une preuve de réussite par Zaid Zoher (infodusoir)

 

 

 

 

 

 

 

emzed echich carottes;tedjani2010

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Skikda - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Vendredi 8 octobre 5 08 /10 /Oct 14:10

 

 

 

 

Minaret-Ibn-Ziad.Tedjani-jpg

 

 

"Ibn-Ziad est une ville située au nord ouest de Constantine à l'est de l'Algérie. Elle est une daïra (sous-préfecture) de la wilaya (préfecture) de Constantine. La ville est construite sur pente et abreuvée par une source naturelle « al manbouê ». Elle se trouve à quelques centaines de mètres du pied du mont Cheikh Zouaoui, berceau de culture de blé dure et de plantes maraichères (melon, pastèque, tomate, aubergine, pomme, poire, etc.).

L'artisanat était pratiquée en ce qui concerne le tissage à main -broderie - poterie, etc. une usine de porcelaine aidait un temps à résorber un taux de chômage important. Sa montagne renferme des sites qui ont fait le bonheur des spéléologues un temps où des grotte en été visitées par des spécialiste allemands et français tel Ghar Adhbar qui fait près de 11 km et débouche sur Ouled-Rahmoun où seule une équipe allemande à réussi à la traversée de part en part. La région garde des vestiges romains. Ibn-Ziad avait pour nom d'origine Rouffach avant l'indépendance.

Rouffach avait été construit par des colons alsaciens originaires de Rouffach d'Alsace Lorraine. Les colons avaient pour nom de famille : Ziberg - Pugeole - Sulivan - Janetaxi-Guidon - Roux, etc. Ils avaient occupé pratiquement toutes les terres cultivables à eux seules à part quelques uns, comme janetaxi : postier - Roux : administrateur. Pendant la guerre de libération, il y a eu plusieurs batailles et durant celle de 1958, un avion de chasse mirage a été abattu durant le vote obligatoire de confirmation, prés du village, c'était un spectacle à l'époque inédit." Source Wikipédia.

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Constantine - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Dimanche 10 octobre 7 10 /10 /Oct 16:12

Ces hommes sont tous issus du milieu rural, et ils vivent  à présent en majeure partie dans la petite ville des Platanes, à la périphérie de Skikda.

Ces photos ont été prises à l'atelier de réparation de cette carrière légendaire dont le marbre a servi notamment  à la construction de la maison blanche et  de la statue de la liberté (aux dires de ses employés).

Ne vous fiez pas à leur allure d'hommes des campagnes et de l'apparent "chaos" qui semble émaner de cet atelier.Comme beaucoup d'algériens, ces braves employés sont dotés d'un savoir faire et d'un sens de la récupération qui mérite le respect.Ils ont su, avec les moyens du bord et beaucoup de créativité, assurer le bon fonctionnement des engins cette carrière de marbre qui était déjà exploitée par les romains à l'antiquité.

J'ai eu le privilège de les rencontrer lors d'une visite de la carrière. J'ai été très bien accueilli et j'ai autant appris sur cette exploitation que sur la faune et la flore de la magnifique région de Filfila dont j'avais déjà publié quelques photos sur www.guerbes-algerie.com.

Je vous en dirais plus prochainement...

 

 

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Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Skikda - Communauté : Le portail de l'Algérie
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Lundi 11 octobre 1 11 /10 /Oct 12:21

 

L'Algérie est un pays qui s'avance à grand pas vers sa modernisation, il suffit de prendre la route entre Alger et Annaba pour s'en rendre compte.Les chantiers pullulent, l'état des routes s'est nettement améliorés et nombres de publicité nous vantent les mérites d'une multitudes de produits manufacturés.Le pays en voie de développement que j'avais laissé en pleine guerre civile (mon dernier voyage remontait à 1997) , s'il avait fait un grand pas vers "le progrès", avait perdu de sa superbe d'un point de vue environnemental. L'Algérie risque aujourd'hui de devenir une vaste décharge à ciel ouvert..Cette photo a été prise alors que je me rendais à Annaba en car, à l'arrêt de Boudouaou (wilaya de Boumerdes).C'était l'année dernière et je pense que c'est une des images qui m'ont incité à m'investir dans l'écologie de l'Algérie ...

 

Ma-premiere-photo-et-prise-de-conscience.jpg

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Boumerdès - Communauté : Le portail de l'Algérie
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Mardi 12 octobre 2 12 /10 /Oct 19:13

Aures--el-oued-.Tedjani-2010.jpg

 

Cette photo a été prise lors d'un voyage par route (voiture) entre Oued el Souf et Annaba cette fois-ci  en longeant la frontière tunisienne...

Par Karim Tedjani - Publié dans : La route entre El Oued et Annaba - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Mardi 12 octobre 2 12 /10 /Oct 19:23

Souk-arras.tedjani.2010.jpg

Par Karim Tedjani - Publié dans : La route entre Annaba et Oued el Souf - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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Jeudi 14 octobre 4 14 /10 /Oct 16:05

Ces jeunes fils d'agriculteurs et d'éleveurs vont-ils tourner le dos aux métiers de leur  prédécésseurs.

 

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« la mutation du monde rural algérien: exemples d'impacts sur  l’écologie et l’environnement en Algérie. » par Tedjani Karim.

Introduction

L’Algérie moderne, c'est-à-dire celle  qui a commencé à émerger avec la fin « des années rouges »,  est un pays animé par l’ambition d’un peuple désireux d’accéder à tous «  bienfaits » d’une société développée.

Il suffit de se rendre dans une grande ville d’Algérie et plus particulièrement  à Alger, pour adhérer à ce constat .En effet, belles voitures, villas de luxe, tourisme de masse, vêtements de marques (souvent des copies), portables, cybercafés, superettes, hôtels de luxe, tous ces indices (et bien d’autres) nous révèlent les nouvelles aspirations d’un peuple fasciné par ce petit écran qui les inondent de clichés d’abondances internationales. Le peuple algérien veut vivre l’expérience du luxe et du faste consumériste à présent que les médias orientaux et occidentaux les lui ont révélé. La publicité a depuis pris largement sa place dans le quotidien des habitant(es) du pays. La façon de consommer et de vivre   dans ce pays a changé et cette mutation a eut logiquement une incidence sur la vie du monde rural, notamment sur sa façon de produire, d’exploiter la nature et donc intrinsèquement sur l’environnement du territoire.

1 )L’exode rural, principale facteur de mutations dans les campagnes algériennes.

Déjà, un exode rural massif dès le années 90, une des conséquences de la période très insécuritaire du terrorisme qui a embrasé le pays pendant une dizaine d’années, avait nettement affaibli les effectifs de nos paysans et éleveurs. Or, en augmentant sensiblement le nombre d’urbains, ce déplacement a aussi augmenté la demande de denrées alimentaires. Ce qui a obligé les ruraux à produire plus avec moins de bras à disposition. D’autant plus que beaucoup de fermes algériennes étaient de véritables entreprises familiales, ce qui rendait le prix de la main d’œuvre et le besoin en mécanisation bien moindre qu’à présent .

Une large partie des familles ont été disséminés entre ceux qui sont rester pour travailler la terre et ceux qui choisirent de tenter leur chance en ville.

Aujourd’hui, dans nos campagnes, la télé a  occupé la quasi-totalité des foyers. Même les habitations illégales, sans  électricité courante (on utilise alors des groupes électrogènes pour regarder le petit écran le soir essentiellement) sont toutes munies d’antenne satellite. Les jeunes « douaris » (paysans) aspirent largement à vivre comme dans les spots publicitaires et les séries télévisées. Ils n’envisagent pas le métier de leurs prédécesseurs  et encore moins leur mode de vie comme digne d’attrait. De plus en plus et ce même les jeunes filles, étudient en ville où ils s’imprègnent de la mentalité et des  comportements des  citadins  et leurs parents sont conscients qu’ils doivent se rapprocher des grandes cités pour faciliter leur progression scolaire, ne serait-ce qu’en réduisant leur éloignements des établissements d’enseignement. La relève risque de ne pas être très conséquente dans le monde du travail agricole.

L’Algérie s’urbanise et les campagnes se vident progressivement. Celle des agriculteurs et  des éleveurs  devra produire plus et plus régulièrement, si elle veut ne pas être supplantée par la prédominance d’un marché d’exportations qui saura répondre à une demande croissante de produits alimentaire de la part des citadins.

2)Une mutation génétique.

De ce fait, les paysans optent progressivement pour des semences, des techniques d’exploitation plus « modernes » à les entendre. La tendance est  à la mécanisation, à l’exploitation de grandes surfaces,  à la biochimie (pesticides, engrais)  ainsi qu’à l’utilisation de semis industriels largement importés d’Europe. Cependant, force est de constater que, si les rendements ont augmentés, les frais aussi et la qualité des produits n’est toujours  pas au rendez-vous. Pourtant, les fruits et les légumes que cultivaient leurs grands-parents, et ce,  de manière totalement « bio »,  avaient un goût exquis. Ces gens ainsi alimentés avaient une santé de fer alors que nos contemporains souffrent pour beaucoup de maladies digestives. Que dire  sinon autant de la viande ? La comparaison entre un poulet « arabe » élevé en pleine nature et celui produit en batterie n’est même pas à faire ! De plus, l’introduction d’espèces exotiques à beaucoup nuit au patrimoine génétique de nos spécimens locaux (notre pays affiche un tant d’endémisme  de 12,6%).Ces plantes, ces légumes, ces fruits et ses animaux ont su au fil des siècles, s’adapter à notre climat  si particulier. J’ai souvent posé la question aux agriculteurs algériens  qui ne juraient que par la biochimie :

« Comment faisaient vos parents sans pesticides ni engrais ni vétérinaires? » .Tous m’ont répondu qu’à leur époque la majeur partie de ces maladies n’existaient pas ou peu…

 

 Les races ovines et caprines du pays se sont nettement hybridé avec des espèces étrangères alors que Mlle Derrouiche( professeur en génétique animale à la faculté d’Alger) m’a confié qu’elles étaient très intéressantes à développer. La Carpe a été introduite par les français lors de la colonisation, cela a eut un effet désastreux sur la population et la biodiversité de nos rivières, fleuves et étangs. L’aquaculture est très en vogue, des poissons exotiques vont être élevés en Algérie, cela ne va pas arranger les choses. Une mutation génétique au niveau de notre patrimoine végétal et faunistique  semble s’opèrer et les paysans, s’ils n’en sont pas totalement responsables, n’en demeurent pas moins parmi les principaux acteurs. Au lieu de chercher à perfectionner ses spécimens endémiques, l’Algérie s’applique à les remplacer par  d’autres qui sont censées être plus rentables voire adaptées.

3)La fragilité de nos forêts

La demande en terre cultivables et la crise du logement, ont fait de nos agriculteurs et de certains promoteurs peu scrupuleux de véritables ennemis pour nos forêts qui sont déjà bien mal en point. En effet,  on sait aujourd’hui que plus d’un million d’hectares de nos arbres ont été brûlés lors de la colonisation française .Prés de 32000 hectares partent encore  en fumée chaque année. Afin d’augmenter la surface de terre exploitable, beaucoup dans ce pays s’attellent à empêcher par des incendies criminels, la repousse des arbres et des maquis sur notre territoire. A Guerbes (wilaya de Skikda) l’eucalyptus, espèce très proliférante a été introduite par l’homme et prend progressivement l’ascendant sur les espèces locales ; cela n’est pas un cas isolé en Algérie dont les forêts abritent prés de 70 espèces endémiques et que l’homme y introduit des espèces exotiques plus rapides à pousser.75% de forêts disparues , une érosion génétique de 30% et une perte de près de 1300 espèces végétales sont à déplorer dans ce pays dont le vert est la couleur symbolique. Le Cyprès du Tassili, le sapin de Numidie ainsi que le Pin noir du Durdjura et d’autres spécimens sahariens sont menacés d’extinction d’après un rapport du professeur Morsli.

Il serait judicieux de parler de ce fait de l'avancée du désert que cette fragilité forestière n'aide pas à endiguer,  de la multiplication des décharges sauvages,  de la monopolisation des meilleurs terres cultivables pour la construction de bâtiments, de  la disparition progressive de notre biodiversité (ect..)

Un livre entier ne suffirait pas à traiter de tous les impacts néfastes d'une urbanisation qui ne semble pas toujours bien pensée, voire mise en oeuvre quand on l'analyse du point de vue de l'écologie et de l'environnement en Algérie....

 

 

Tedjani Karim pour www.nouara-algerie.com

 

 

Sources :

Entretien avec Mlle Derouiche Louiza Magister en génétique (la phylogénie), enseignante de génétique à l’université de Blida.

« Biodiversité et diversité des écosystèmes Algériens » par Morsli Abdelkader Enseignant INA (Alger)

 

 

 

Photo prise à la quaria de Dréan

Par Revue de web Nouara - Publié dans : Wilaya d'El Tarf - Communauté : Le portail de l'Algérie
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Jeudi 14 octobre 4 14 /10 /Oct 16:33

Le-probleme-de-l-eau-est-national-.JPG

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Oued Souf - Communauté : Le portail de l'Algérie
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Jeudi 14 octobre 4 14 /10 /Oct 16:43

Un-ane-sauvage---au-loin--la-plage---JPGCet âne est unique en son genre ...Arrivé, par hasard,  à Guerbez il y a de cela un an. Il n'a cessé depuis  de faire entendre parler de lui !

Vous en saurez plus bientôt!

 

Par Karim Tedjani - Publié dans : Wilaya de Skikda - Communauté : Le portail de l'écotourisme en Algérie.
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